Libertà ! Mozart et l’opéra par Pygmalion et Raphaël Pichon

Johann Heinrich Ramberg (Hanovre, 1763 – 1840),
Olivia, Maria et Malvolio dans Le Soir des rois, 1789
Huile sur toile, 157,8 x 220,7 cm, Yale, Center for British Art

 

Qui n’a pas rêvé de s’aventurer dans l’atelier d’un maître, de fureter côté coulisses en attendant que le rideau se lève ? À moins de s’être attentivement penché sur le catalogue mozartien, on ignore généralement qu’en dehors de ses opéras consacrés par la postérité, le compositeur nous laisse également des partitions lyriques aux ambitions plus modestes, voire abandonnées en cours de rédaction et transmises à l’état de fragments.

De l’expérience enfantine d’Apollon et Hyacinthe (1767) à celle, testamentaire, de la Flûte enchantée (1791), Mozart n’échappa pas plus que ses contemporains à l’obsession de la scène qui offrait à ses vainqueurs, au prix parfois d’indescriptibles tracas, un prestige et des revenus ardemment convoités. Les trois opéras écrits avec le librettiste Lorenzo da Ponte (Le Nozze di Figaro en 1786, Don Giovanni en 1787, Così fan tutte en 1790) sont regardés aujourd’hui comme l’acmé de sa production dans ce domaine, mais pareils achèvements ne tombent pas plus du ciel que le reste de ses œuvres : ils sont le fruit de tâtonnements et d’expérimentations dont témoignent des pages demeurées plus obscures. En 1783, alors que sa rencontre avec Da Ponte avait déjà eu lieu avec à la clé la promesse d’une collaboration, Mozart se mit successivement au travail sur deux projets dont il ne vint pas à bout, en partie, estiment les spécialistes, à cause d’arguments et de livrets trop faibles : L’Oca del Cairo (L’Oie du Caire) et son volatile mécanique construit pour favoriser la rencontre d’amants séparés par la volonté d’un marquis concupiscent et tyrannique, le topos du vieillard convoitant une jeune femme éprise, elle, d’un homme de son âge constituant le fil conducteur de Lo Sposo deluso (L’Époux dupé) le laissèrent suffisamment perplexe pour qu’il n’achève que quelques numéros, le reste étant demeuré plus ou moins substantiellement ébauché. Il n’est guère malaisé d’imaginer le désappointement voire le désarroi d’un compositeur qui s’efforçait d’affermir sa position sur la scène viennoise où, qui plus est, son collègue et rival Antonio Salieri, qui savait n’offrir à l’empereur Joseph II et à sa cour que le juste nombre de notes assimilables par leurs distinguées oreilles, obtint précisément en 1783 un succès fracassant avec la version révisée de sa Scuola de’ gelosi, dont Mozart se souvint d’ailleurs dans Così fan tutte. Il avait bien tenté, durant les premiers mois de cette même année, de se replonger dans la partition de son unique musique de scène, Thamos, roi d’Égypte, écrite une petite décennie auparavant pour le drame héroïque sur fond de mystères égyptiens à la mode du baron Tobias Philipp von Gebler, et consistant en une série d’entractes et deux chœurs (trois dans la version révisée de 1779-80), mais comme il le notait tristement dans une lettre adressée à son père : « Il faudrait la redonner pour la musique seule, mais cela n’irait pas sans peine. C’est dommage, vraiment. » Il n’oublia néanmoins pas le malchanceux Thamos (à découvrir intégralement dans l’excellente lecture dirigée par John Eliot Gardiner chez Archiv) et ses éclairs très Sturm und Drang : la Flûte enchantée porte profondément son empreinte, tant dans sa lutte entre lumières et ténèbres que dans le personnage de Sarastro dont le grand prêtre du soleil Séthos (en réalité le pharaon Ménès chassé de son trône par l’usurpateur Ramsès) constitue une anticipation fascinante.

Il lui fallut donc prendre son mal en patience en attendant des jours meilleurs. Sans cesser de composer des airs séparés, laissés parfois inachevés (l’ariette pour basse Männer suchen stets zu naschen par exemple), dont l’intensité révèle tant la frustration que l’approfondissement sensible à l’œuvre (No, che non sei capace pour soprano ou Così dunque tradisci Aspri rimorsi atroci pour basse en fournissent deux superbes échantillons), Mozart concentra son énergie essentiellement sur la musique instrumentale, avec cependant une incursion remarquable dans le domaine sacré au travers de la Messe en ut mineur aux acrobaties vocales très éloquentes dans un tel contexte : les Quatuors dédiés à Haydn, le Quintette pour piano et vents, et pas moins de neuf concertos pour piano (du n°14 au n°22) naquirent, entre autres, durant cette période, et on peut les regarder comme autant d’études pour la voix, l’orchestre et la scène auxquelles aucun texte n’aurait été adjoint. Au début de l’année 1786, alors qu’avançait le travail sur Le Nozze di Figaro, arriva la commande impériale d’un Singspiel destiné à divertir le gouverneur des Provinces-Unies, beau-frère de Joseph II, en visite à Vienne. L’argument de Der Schauspieldirektor (Le Directeur de spectacle), centré sur les empoignades et les rodomontades de chanteurs se disputant des rôles, n’a rien de profond, mais cette pièce d’une drôlerie volontiers mordante, dont le livret signé, comme celui de L’Enlèvement au sérail, par Gottlieb Stephanie le Jeune, marque à la fois une renaissance de Mozart comme compositeur d’opéra et une transition nette dans sa façon d’appréhender ce genre.

Durant le second quart du XVIIIe siècle émergea en Angleterre un genre pictural largement autochtone consistant à fixer sur la toile des scènes de représentations théâtrales. Si la Scène du Beggar’s Opera réalisée par William Hogarth en 1731 constitue un des premiers exemples de cette pratique, le peintre qui s’y attacha avec le plus d’assiduité fut Johan Zoffany, né à Francfort mais installé à Londres en 1760. Son talent n’échappa pas à David Garrick, fameux acteur alors directeur du théâtre de Drury Lane, qui lui demanda dès 1762 d’immortaliser du pinceau rôles et scènes, qu’il en soit ou non le protagoniste, un geste visant à ennoblir un métier qui était encore souvent regardé avec méfiance voire avec dédain par la bonne société, mais aussi à lui assurer une vaste publicité, les tableaux étant ensuite reproduits et diffusés à grande échelle par la gravure. Allemand lui aussi, Johann Heinrich Ramberg était originaire de Hanovre et fut remarqué par le roi George III en personne qui lui recommanda de s’installer en Grande-Bretagne. Il y prit part, dans la décennie 1780, au projet de Shakespeare Gallery du graveur et éditeur John Boydell visant à produire une édition complète des pièces de Shakespeare dont les tableaux ayant servi de modèle aux illustrations seraient exposés dans une galerie londonienne spécialement conçue à cet effet ; elle ouvrit ses portes en mai 1789 et rencontra plus de succès que l’aventure éditoriale elle-même qui conduisit son instigateur à la ruine. Restent les toiles dont certaines, à l’instar d’Olivia, Maria et Malvolio dans Le Soir des rois de Ramberg, illustrent la transition entre néoclassicisme et romantisme, ce dernier se trouvant concentré dans la figure soucieuse d’OIivia perdue dans ses voilages tourmentés (Maria fait, pour sa part, plus Vigée-Lebrun que nature) et surtout celle de Malvolio, dont le « sourire fantastique » que lui attribue la didascalie shakespearienne possède un caractère faunesque assez inquiétant. L’instant qu’a choisi de représenter le peintre se situe à la lisière du comique et du drame, paravent et rideaux rappelant au spectateur que ce qu’il regarde demeure un trompe-l’œil, comme la fausse baie qui ouvre sur un ciel fait de toile et de pigments.

Depuis quelques années et le succès d’un premier récital qui se voulait l’évocation des liens unissant Mozart aux sœurs Weber et dont le projet Libertà ! prolonge et amplifie l’idée en en évacuant heureusement l’anecdote, les affinités mozartiennes de Raphaël Pichon ne font plus guère de doute, et ce dramma giocoso imaginaire traversé de la première à la dernière mesure par une énergie et une tendresse indéniables en apporte une preuve éclatante. À moins d’appartenir à ces palais irrémédiablement blasés, il sera difficile de ne pas succomber à l’enthousiasme qui emporte dès la tourbillonnante ouverture de Lo Sposo deluso, entrée en matière idéale, et ne retombe à aucun moment, y compris les plus tendres qui ne versent jamais dans le mièvre ou le doucereux. Le choix des pièces, complétées si nécessaire avec une grande sûreté stylistique par Pierre-Henri Dutron et Vincent Manac’h, a été extrêmement bien pensé et toutes s’enchaînent en formant une dramaturgie cohérente. Les solistes sont globalement excellents, même si le ténor Linard Vrielink, au timbre clair et à la diction nette, m’a parfois semblé manquer de la substance indispensable pour convaincre ; ce n’est le cas ni de Sabine Devieilhe, dont la voix fluide et frémissante mais ne craignant pas la bravoure épouse avec naturel les inflexions des textes, ni de Siobhan Stagg, qui sait mettre une palette un rien plus sombre et corsée au service d’un tempérament dramatique aussi affirmé que riche de nuances. On louera également la plénitude vocale, charnue mais sans empâtement, de Serena Malfi, le baryton tout de souplesse et d’élégance de John Chest, et la prestation de Nahuel di Pierro, basse dont la présence, l’assise et l’engagement retiennent durablement l’attention. L’orchestre est à la fête et nous en fait voir de toutes les couleurs en faisant assaut de dynamisme, de tranchant, de brio mais aussi de teintes sensuelles et fruitées qui font paraître bien pâles en comparaison celles des instruments modernes ; une mention spéciale pour Arnaud de Pasquale dont le continuo au pianoforte sait faire rimer inventivité et mesure. Menée par Raphaël Pichon avec une autorité sans raideur, la troupe joyeuse et bigarrée du Pygmalion réuni pour ce projet, qui bénéficie d’une captation signée – excusez du peu – Hugues Deschaux et Aline Blondiau, semble prendre un plaisir infini à servir le kaléidoscope d’émotions convoqué par Mozart et parvient sans peine à nous transmettre son bonheur ; qui aurait pu croire, sans leur talent, que des airs nés de la frustration d’un compositeur d’à peine trente ans privé de théâtre puissent receler une vitalité à ce point irrésistible ?

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) avec la participation de Giovanni Paisiello (1740-1816), Vicente Martín y Soler (1754-1806) & Antonio Salieri (1750-1825), Libertà ! Dramma giocoso imaginaire en trois scènes

Sabine Devieilhe, soprano
Siobhan Stagg, soprano
Serena Malfi, mezzo-soprano
Linard Vrielink, ténor
John Chest, baryton
Nahuel di Pierro, basse
Pygmalion
Raphaël Pichon, direction

2 CD [79’21 & 25’17] Harmonia Mundi HMM 902638.39

Extraits choisis :

1. Der Schauspieldirektor K.486 : Ouverture

2. Aria « Dove mai trovar qual ciglio ? » (Lo sposo deluso K.430/424 a, acte I scène 4, arrangement Pierre-Henri Dutron)
John Chest, baryton

3. Récitatif et aria en fa mineur Così dunque tradisci Aspri rimorsi atroci K.432 (421 a)
Nahuel di Piero, basse

4. Aria « Da schlägt die Abschiedsstunde » (Der Schauspieldirektor, scène 7)
Sabine Devielhe, soprano

5. Sestetto e coro « Corpo di Satanasso ! » (L’Oca del Cairo K.422, acte I scène 15, arrangement Pierre-Henri Dutron)

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10 réponses à Libertà ! Mozart et l’opéra par Pygmalion et Raphaël Pichon

  1. mireille Batut d'Haussy dit :

    Quel amoureux de Mozart n’a rêvé très jeune de construire son opéra à lui ? Plus qu’un rêve, c’était une pratique, celle d’enchaîner ses airs préférés, passages orchestraux fredonnés dans l’adaptation la plus buissonnière possible ; mais tout commençait et finissait pas la musique. Le goût du rebond espiègle et sauvage, le regard moqueur porté sur les suggestions les plus mélodramatiques de situations conventionnelles ; et puis soudain, une ligne appelait l’émotion des mots les plus simples, des rapports les plus limpides… avant que de nouveau tout se renverse dans le refus d’un sérieux auquel on n’atteignait pas ; pas encore. De grandes figures se dessinaient à mesure, pour mieux se briser, se détruire, voler en éclats à force de se rire d’elles-mêmes. On était entré dans la dynamique d’un jeu qui accompagnerait toute la vie. Hors érudition, ce qui n’est certes pas le cas ici, c’est ce juvénile bonheur que l’on revit. Mais la jubilation tient à toutes ces ramification engendrées, profondément ancrées dans une terre dont on n’a pas tout à fait su préserver l’idée ; sauf à concevoir que l’essence est d’autant plus authentique, intègre, qu’enfouie dans l’impensé. Merci, Jean-Christophe, pour cette surprise heureuse qui donne envie de partager en retour, ce qui à cette occasion même, fait retour. M.

    • Je ne fais certainement pas partie de ceux qui ne se sont pas livrés à cet exercice de l’opéra « idéal » au fil de mes découvertes de ceux de Mozart, même si sa Flûte constitue, à mes oreilles, une sorte d’absolu en soi, que je peux suivre sans livret en en fredonnant des pans entiers — vous comprenez pourquoi je n’ai pas laissé filer l’occasion de parler de mon cher Thamos.
      Juvénile bonheur me semble une expression très juste pour définir ce projet de Pygmalion qui nous raccroche à. Au plaisir bien réel que l’on y prend et qui grandit écoute après écoute s’ajoute celui, tout aussi stimulant, de la découverte et de l’imprévu. Que de vie dans tout ceci !
      Un bien sincère merci pour votre commentaire, Mireille.

  2. Milena Hernandez dit :

    Cher Jean-Christophe, comme je vous l’ai dit pour votre précédente chronique, je me régale aujourd’hui à rattraper mon retard de lecture de vos chroniques. Les commentaires ne sont plus possibles. Pour votre chronique sur le Clavier bien tempéré j’ai adoré votre affirmation, que vous auriez pu d’ailleurs aussi utiliser pour les Six suites, « la musique de Bach au cœur de nos vies », soyez-en remercié. Ce disque Liberta! beneficie d’une certaine publicité sur les réseaux mais c’est votre chronique qui m’en a fait percevoir tout l’intérêt historique et musical. Les généreux extraits, qui rendent hommage aux chanteurs m’ont enchantée. Amitiés. Milena.

    • Chère Milena,
      Si j’ai pu écrire que la musique de Bach est au cœur de nos vies, c’est aussi parce qu’elle est très profondément au cœur de la mienne, point d’ancrage vers lequel je finis toujours par revenir plein d’une gratitude sans cesse renouvelée.
      Je me suis mis un peu en retrait des réseaux depuis la rentrée, j’ignorais donc qu’il y était beaucoup question de Liberta ! C’est en tout cas justice, car il s’agit non seulement d’un projet où voix et instruments rivalisent de beautés pour notre plus grand plaisir, mais où nombre d’auditeurs apprendront également beaucoup.
      Je vous suis très reconnaissant du temps que vous avez consacré à rattraper les chroniques plus anciennes (je suis malheureusement contraint de fermer la possibilité de commenter au bout d’une dizaine de jours à cause des pollueurs) : en cette époque où règne en maître le « vite liké, vite oublié », on mesure plus justement encore la véritable valeur d’une telle attention.
      Avec mon amitié,
      Jean-Christophe

  3. Tiffen dit :

    Bonsoir mon cher Jean-Christophe,
    Comme je ne dirai pas mieux que les deux commentaires précédents, auxquels j’adhère entièrement, je te dis un tout GRAND merci ! Ah si, les voix m’ont complétement bouleversée .
    Je te souhaite une très belle et douce soirée.
    Je t’embrasse bien fort.

    • Bonsoir ma chère Tiffen,
      C’est quelquefois bien pratique d’arriver après coup 😉 Et tu as raison : quels chanteurs (je regrette que l’air solo de Siobhan Stagg dure presque dix minutes, trop long pour être proposé ici, car il est éblouissant) !
      Je te remercie pour ta lecture et ton écoute.
      Je t’embrasse bien fort.

  4. Marc Dumont dit :

    Cher Jean-Christophe,
    Avec vous, vos chroniques, votre style, cela ne risque jamais d’être « vite liké, vite oublié » ! Merci pour cette « liberté », si précieuse, dans vos choix. Fidèlement.

    • Cher Marc,
      Je n’en suis pas bien sûr au train affolé où vont les choses, mais je ne connais que lenteur et liberté et ce sont avec elles que je compte poursuivre mon chemin. Je vous remercie d’être toujours attentif quand d’autres ont tourné casaque et j’attends impatiemment de repartir en voyages en votre belle compagnie.
      Bien fidèlement.

  5. Sans doute parce que je me tiens résolument à l écart des réseaux sociaux, la naissance de ces Notulae m avait échappé. Je n ai pu cet hiver que constater que Wunderkammern restait muet, et déplorer jour après jour qu’ il n y ait plus de nouvelles publications. .. et puis voici qu’ à l occasion d une recherche j’atterris ici.
    C est pour mon plus grand bonheur !
    Ainsi donc vous aviez poursuivi votre travail de passion et d exigence. Votre travail de passeur…
    Et me voilà avec des mois de lecture et d’audition à rattraper.
    Je suis heureuse, surtout, que vous n ayez pas, contrairement a ce que je redoutais, cédé à la désillusion et choisi le silence. Un travail, comme le vôtre est précieux. L ampleur de l audience n est pas grand chose. Mais faire entendre votre voix dans le concert, voilà ce qui est important. Ne serait ce que pour ne pas laisser la partition à quelque uns.
    Avec toutes mes excuses pour ce retard mis à vous rejoindre,

    BIEN sincèrement

    Anne

    • Bonsoir Anne,
      Je suis ravi que les toujours mystérieux chemins électroniques vous aient conduite jusqu’ici où j’ai grand plaisir à vous retrouver.
      L’aventure Wunderkammern a pris fin d’une étrange façon : à la suite d’une manipulation technique de serveurs de mon ancien hébergeur, je me suis retrouvé à la porte de mon espace d’administration comme quelqu’un sur lequel la porte de son domicile se serait refermée et dont les clés seraient restées à l’intérieur; mais dans mon cas, nul serrurier secourable, nulle aide de la part de qui que ce soit : j’ai donc dû me résoudre à laisser les choses en l’état sans même pouvoir informer les lecteurs de ce qui se passait. Dépité, j’étais résolu à jeter l’éponge et il a fallu que certains amis déploient un véritable arsenal d’arguments pour que je me résolve à reprendre le chemin des chroniques, d’un pas mal assuré au départ, puis plus fermement depuis quelques semaines, en trouvant un équilibre entre peinture et musique qui me convient à peu près.
      L’image que vous employez du concert est belle et me convient tout à fait, et soyez persuadé que vos encouragements me font chaud au cœur.
      Je vous espère au mieux et vous dis à bientôt, à la faveur de telle ou telle publication.
      Merci et bien sincèrement à vous,
      Jean-Christophe

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